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Chronique d’un autre monde

L’individualisme croissant, le « je m’en foutisme », la décadence. Ce regain de violences, de massacres, d’attentats, de séparatismes. Il n’y a plus franchement d’intérêt général. Que des intérêts particuliers. On ne jure que par la maximisation des profits. C’est chacun sa poire. Tu peux crever qu’on ne portera pas assistance. J’avais déjà senti le truc arriver depuis des mois, des années. Sans entrer dans des considérations géopolitiques, économiques, ou philosophies, l’heure est grave. Lire la suite

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Objet : aides moi à rayonner

Hier soir, j’ai reçu le mail d’une amie, dont l’objet était « aides moi à rayonner ». J’ai souri…

« Coucou Sana,

J’espère que tu vas bien. Ma demande est un peu spéciale, mais je dois t’avouer que je t’ai toujours trouvé rayonnante. Cette sérénité que tu dégages tout le temps. Ce truc inqualifiable. En fait, je me demandais si tu avais des conseils à me donner pour que je mette enfin la main sur ce satané happiness..

A très vite bella,

gbisous,

L. » Lire la suite

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Mes 5 clés pour concrétiser ses projets

Certains d’entre vous savent que je nourris depuis plusieurs mois l’ambition d’écrire un manuscrit mais faute de volonté, de discipline, de pensée positive, d’attitude psychologique cérébrale, et de stratégie, je remets aux calendes grecques cette ambition continuellement, perpétuellement. Lire la suite

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Mes 5 raisons de quitter Facebook

Je zappais d’un profil à l’autre, d’un évènement à l’autre, lorsque je me suis rendu compte que j’avais allégrement dépassé mon quota « facebook » de la soirée. Diantre, je n’avais guère vu le temps se dérober. En me déconnectant, je pris une longue inspiration, et je me suis demandé ce que ce réseau social m’apportait réellement. Lire la suite

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Les 15 plaisirs de l’Automne

Ah l’automne. Ma saison préférée. En effet, j’adore l’automne parce que c’est une saison belle, bonne, chaleureuse, mélodieuse, chatoyante, et qui signe l’approche des fêtes.

au coeur de l'automne.jpgEt dans le Tao, l’automne est la saison où l’on engrange les bienfaits de l’été et où l’on range, où l’on organise tout, y compris son chez-soi intérieur. Lire la suite

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Le jour où j’ai cessé de me travestir

J’ai, des années durant, copié son intonation de voix pour lui ressembler. J’avais certes mon caractère ( Sors du moule), mais je l’avais comme enseveli sous un amas d’illusions. J’étais adolescente, je me cherchais. Elle était ultra-populaire au lycée. J’imitais même son style vestimentaire. Par la suite, j’empruntais ci et là des attitudes qui n’étaient guère miennes mais elles me conféraient une certaine contenance. Je m’étais créé une coquille susceptible de plaire au plus grand nombre. Lisse. J’étais comme ces plats sans saveur. Mais j’étais très appréciée. Plus tard, je m’essayais les loisirs que tout le monde trouvait fun, fréquentais assidument ces « places to be ». Lire la suite

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Le néant

Plusieurs fois que je tentais de le joindre en vain. Même mes nombreuses occupations ne suffisaient pas à taire ma petite voix intérieure qui me disait que quelque chose se tramait. Les heures passaient. Lorsque je décidais de m’assurer par moi-même que tout allait bien, une barre me noua l’estomac. Puis, une nausée. Je me rasseyais quelques minutes et avalais la gourde de jus de fruits qui trainait sur la table. Habituellement si sucrée, elle n’était ce-jour là qu’amertume. Au volant, prise dans mes pensées, je passais au feu pourtant d’un rouge vif. Une voiture de police me fit signe de m’arrêter. J’en perdis toute parole. « Oh, oh mademoiselle.. », me dit-il. L’agent me croyait dans un état second. Il me fit souffler. Rien. « Bon, je ne sais pas ce que vous avez, mais, rentrez, et reposez-vous » rajoutait- il. Quelle bienséance.

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Tous aliénés

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Machine à café du job de Sana 🙂

Comme tous les matins, je me poste devant elle pour prendre machinalement ce jus sans goût qui sort de ses entrailles. Mais c’est mécanique. Une habitude pour me mettre en route. Heureusement que nous sommes vendredi. Décidément, je remets tout en question en ce 8 septembre. Et j’ai l’impression de refaire le même constat que dans mon article Génération blasée. Bis repetita. Je ne suis définitivement pas de nature à me plaindre mais là.. Lire la suite

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Les créa-rationnels

Oui. J’invente un nouveau mot, un nouveau concept.

Ce matin, en regardant de plus près mes deux post-it que je venais de griffonner, une vérité me sauta aux yeux. Celle de la distinction du rationnel, et du passionnel. En effet, sur le premier post it étaient inscrits quelques-uns de mes impératifs version « travail », et sur le second, mes objectifs «perso» à accomplir avant le lendemain. Ce qui est drôle c’est que le post-it «travail» était à ma gauche, et celui «créa » à ma droite. Je suis droitière. Je ne sais pas si ce détail a son importance, mais, j’ai remarqué que je jetais plusieurs coups d’œil dans la matinée à ma to do list perso. Bref. Lire la suite

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Tragedies

Si tu as lu mon article sur la princesse au grand cœur (Une Princesse est morte), tu sais l’immense considération que je lui portais. En revoyant les images à la télévision l’autre soir, j’ai eu un pincement au cœur. J’ai essayé de chasser cette tristesse en me connectant sur youtube, histoire d’écouter un bon morceau. C’était sans compter sur le destin, qui m’a fait tomber sur « I have nothing » de Whitney Houston. Encore une autre icone. Encore une mort tragique. Je me suis dit que si elle avait épousée Kevin Kostner, elle serait encore vivante sûrement. De même que Lady Di, si elle n’était pas sortie avec Dodi ce soir-là. Lire la suite

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Fantasmes

Représentation imaginaire de désirs conscients ou inconscients, images, idées ou sentiments produits par l’esprit qui génèrent alors chez l’individu une émotion et une excitation, notamment sexuelle. Les fantasmes. Ils ne touchent d’ailleurs pas que la sexualité, ils peuvent concerner différents domaines du désir et du plaisir. Le terme provient de l’allemand « phantasie », concept développé par Freud. Lire la suite

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Ecriture : ma première nouvelle

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je tenais à vous faire part de ma toute première nouvelle. Rédigée cet été, je prends plaisir à vous la communiquer. Bonne lecture.

« Jóndóra a quitté Reykjavik après l’été, et avait décidé de mettre une croix sur son passé. Elle n’avait guère envie de regarder dans le rétroviseur. Son job d’été dans la campagne allemande, non loin de Leipzig, se résumait à entretenir les écuries d’un riche héritier berlinois : Hans WALMART. Il lui avait demandé dès son arrivée ce qu’elle venait faire en Allemagne. Jóndóra avait prétexté un séjour à visée linguistique. Parée de son jean, munie de ses tennis en toile d’une célèbre marque américaine, son sac à dos sur les épaules, Jóndóra coiffait sa longue chevelure ébène d’un haut chignon de danseuse étoile. Son grand regard vert émeraude désarçonnait ses interlocuteurs. Sa taille de mannequin rendait jalouses ses copines, et lui valait de nombreuses remarques de la gente masculine. Jóndóra avait un seul objectif en tête : celui de réunir une somme suffisante pour se rendre à Séville amorcer ce qu’elle appelait « l’automne du renouveau ». Lire la suite

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La Beauté Biaise

J’ai mille et une fois eu envie d’écrire à ce sujet sans savoir par quel angle je pourrais l’aborder sans froisser, sans paraitre imbue de ma propre personne, et en évitant toute considération subjective. Et Dieu sait que j’abhorre toute forme d’arrogance, de vanité ou d’orgueil mal placé. En fait, je cherchais sûrement à me persuader que mon analyse était peut-être erronée, et qu’elle ne méritait pas un post sur mon blog. En fait, je cherchais sûrement à minorer mon constat. Mais dans le fond, je savais que j’avais en partie raison. J’ai longuement hésité. Mais, j’ai besoin de me livrer. Il me faut aujourd’hui laisser mon cri transpercer le silence quitte à ce qu’il se fasse entendre d’un bout à l’autre de l’univers.

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Cri de Munich

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Mission de vie

Les premières lueurs de l’aube andalouse transpercèrent ma chambre, et me réveillèrent. Je savourais ma joie d’être en vie, et celle d’être en vacances. Le rythme effréné de notre trio de choc parcourant les ruelles de Séville, se désaltérant des meilleurs breuvages à chaque halte, s’intéressant aux moindres vestiges de l’époque, avait semé en nous quelques graines de fatigue. Et l’agitation de notre dernière soirée andalouse avait aussi été l’occasion pour nous d’évoquer nos projets de vie. En sirotant son mojito, Pantxika s’était tourné vers moi pour me demander si j’avais trouvé ma mission de vie.

En effet, quelques mois auparavant, nous avions longuement échangé sur la perspective de trouver un projet de vie qui soit en adéquation avec notre personnalité, notre être. Les mois s’étaient écoulés et nous n’étions pas en mesure de définir ce que Pantxika appelle la « mission de vie ». Lire la suite

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1 an déjà….

Merci.

Il y a un an, jour pour jour, je lançais mon blog pour partager mes visions, mes états d’âmes, pour tenter de teinter la vie de mes lecteurs aux couleurs vives, et la mienne par la même occasion. Aux couleurs de l’humanité, de la générosité, de la tolérance, de l’amitié, du dépassement de soi. Je n’avais pas imaginé que beaucoup d’entre vous me témoigne autant de respect, de gratitude par les commentaires, les partages. Lire la suite

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Pack maison – mari – 2 enfants

En cette belle soirée estivale, j’avais opté pour une visite chez ma meilleure amie. Arrêtée au feu, accoudée au volant, je regardais fixement une belle demeure en attendant que le feu passe au vert. maison_7_pieces_pau_7730013486150123205.jpg

Les cris de deux bambins de 5, ou 6 ans, dans le jardin se chamaillant, et s’arrosant, m’extirpèrent de ma douce rêverie. J’aperçu leur maman sur la terrasse, leur courant après. Quant au papa, il semblait astiquer une jolie Harley.harley.jpgSoudain, un klaxon me fit prendre conscience qu’il me fallait quitter le point mort. Lire la suite

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Pensées matinales

Ce matin, en allant au bureau le temps ne m’a pas fait défaut. Du moins, je l’ai pris. La chaleur caniculaire de ces derniers jours écourtant mes nuits, et précipitant mes réveils ; sur le chemin du travail, ma montre m’indiquait que j’avais plus d’une demi-heure d’avance par rapport à d’habitude. Je décidai donc de prendre le temps, et de faire plusieurs haltes en chemin afin de te faire partager mes pensées. D’ailleurs, d’après les scientifiques, il semblerait que plus de 60000 pensées naissent et disparaissent dans notre cerveau chaque jour. C’est dire si nous pensons.

C’est ainsi que je m’arrêtai devant la place de la libération, celle qui jouxte le Palais de Justice. Celle que je ne vois plus à force de la voir. Je me remémorai alors le temps où je rêvais d’enfiler la robe d’avocate. Plaider en faveur des opprimés, soutenir les droits de ceux qui n’ont pas de voix, .. : je voyais en cette profession l’art de mettre à profit mon humanité. Mais, très vite, l’envers du décor m’avait découragé. Le fait de potentiellement défendre l’indéfendable m’avait totalement dissuadé d’envisager de prêter serment. Ma probité, mon intégrité ne me l’auraient pas permis. Il est bien évident cependant qu’enfiler la robe ne veut pas dire renoncer à ces principes.

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Place de la libération, Pau – Crédits photo Sana

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Le triomphe du médiocre

En fait, il y a une grande forme d’injustice dans la vie. Un amer constat. J’enfonce certes une porte ouverte, mais la réussite n’est définitivement pas l’apanage des brillants. Sans les envier (cf. Je t’envie), je trouve que celles et ceux qui réussissent ne sont pas forcément les meilleurs, ni les plus brillants, mais bel et bien ceux qui ont les coudées franches, voire le bras long, pour tirer leur épingle du jeu d’individualiste dans lequel nous sommes plongés. Stratagèmes, et médisance de bas étage, tout est exécuté dans un long mouvement réglé à la perfection pour se faire une large place sous le feu de la rampe. Lire la suite

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Je t’envie

Plus d’une fois, j’ai entendu ces deux mots : « je t’envie ».

Mais, je n’ai jamais franchement aimé les comparaisons, entre deux êtres, entre deux situations de vie, entre deux parcours, .. Car, je sais que parfois en se comparant aux autres, on a tendance à se rabaisser. Ou alors à s’estimer meilleur qu’autrui. Complexe d’infériorité, ou de supériorité. Lire la suite

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Vampires

Je les repère à 1000 lieues. Je les détecte. Ils ne sont pas le moins du monde alignés. Ils prennent voire volent toujours la parole, ramènent toujours tout à eux, ont un point de vue sur tout.  Et en général, ils essaient de l’imposer. Ils détestent le silence. Je les reconnais à leur agressivité, à leur arrogance. Avides de pouvoir, ils aiment asseoir leur domination dès que l’occasion se présente. Ils parlent souvent plutôt fort, et aiment qu’on les remarque. Lire la suite

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Conversons

Quand je converse

J’ai remarqué que lorsque je conversais avec une personne, parfois, je pesais mes mots, comme pour ne pas froisser, ou laisser entrevoir mon âme. Comme si lâcher prise au niveau de mon langage oral ou corporel me ferait perdre la face. Celle que j’emprunte dans ma vie sociale. En somme, c’est comme si je possédais deux faces, deux entités, deux repères. Une schizophrénie sociale en quelque sorte. Lire la suite

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A ton avis ?

Il y a quelque temps de cela, je n’aurais imaginé m’engager dans une voie sans l’assentiment d’une personne de confiance de mon entourage amical, familial, ou professionnel. Cette volonté de bien faire me faisait peser mille fois le pour et le contre, tout en sollicitant l’appréciation, le jugement de mes pairs. Une fois mon intuition confortée par les dires des uns et des autres, je pouvais sereinement déployer mes moyens pour concrétiser mon idée. Lire la suite

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Le moment parfait

Un peu comme un sprinter qui attend que sonne le début de la course, j’ai toujours été de celles et ceux qui attendent le bon moment, le meilleur moment, le parfait moment pour foncer. Un peu comme si tous les éléments n’étaient pas réunis, alors, probablement cela était un signe de la Providence, sans doute cela signifiait-il qu’il fallait remettre aux calendes grecques mon action, ma décision.

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L’impossible dans l’esprit

Mes plus belles réussites sont celles durant lesquelles je n’avais pas intuité, imaginé, envisagé l’infaisabilité, l’échec, l’impossibilité.

Au moment où je doute de ma capacité, ou de la faisabilité de mon projet, je crée une sorte de biais mental, comme si, en introduisant cette option d’échec, ou d’impossibilité, j’érige une barrière, bien involontairement, entre mon subconscient et mon action. Lire la suite

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Ces âmes sur la même longueur d’onde

Un moment que je ne t’ai pas parlé de mes perceptions. Celles qui font partie intégrantes de mon être. Celles qui animent mes pensées quotidiennement.

Un grand soleil printanier, un ciel bleu, une ambiance presque estivale en ce 7 mai, un cadre propice à ces confidences. Emanations du cœur, elles trouvent généralement échos auprès des âmes dont les aspirations sont similaires. Lire la suite

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4 clés pour surmonter l’échec

L’échec n’est pas une fin en soi, même si tout le monde en a peur. Quand ils y sont confrontés, certains se laissent dominer par les émotions, sans parvenir à rebondir et aller de l’avant. Pourquoi est-ce si difficile de tout oublier et de continuer ? Mais surtout, comment faire pour surmonter un échec, et repartir en quête de nouveaux objectifs ?

Clé 1 : ne pas se blâmer outre mesure

Il est bon de faire la part des choses, et de ne pas tout imputer à sa stratégie ou sa manière d’être. Ce n’est pas parce que vous avez échoué à tirer profit de votre entreprise que vous êtes un raté. Tout ramener à soi en cas d’échec est le meilleur moyen pour faire sombrer sa confiance. Vous aurez d’autres choix à faire, ouvrez les yeux, et prenez du recul ! Lire la suite

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Je muscle mon bonheur

Audrey Akoun, Florence Servan-Schreiber et Isabelle Pailleau, spécialistes de la psychologie positive nous livrent 3 de leurs secrets du bonheur.

1er secret :

Le bonheur ça ne s’apprend pas mais ça se travaille. Tout le monde n’est pas forcément tombé dans la marmite du bonheur à la naissance mais il n’existe pas de fatalité dans le malheur. L’important n’est pas ce qui nous arrive mais ce que nous faisons de ce qui nous arrive. Le bonheur c’est comme la gymnastique ça se pratique. Alors nous pouvons faire le choix d’une vie meilleure. Au boulot ! Lire la suite

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Manipulations

Manipulé ?

Julie, votre meilleure amie, vous demande de lui prêter votre voiture. Comme vous partez en vacances le surlendemain, vous ne voulez courir aucun risque. Vous refusez. « Dommage, répond Julie. Je ne vais pas pouvoir me rendre à ce rendez-vous très important pour mon job… » Pire encore : « Quand tu as besoin d’aide, moi, je suis toujours là. » Aussitôt, vous commencez à culpabiliser… Lire la suite

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Je suppose, tu supposes

Bonsoir !

Je hais les suppositions. Parce que les suppositions sont des hypothèses. Et on finit par croire ces hypothèses. Et parfois on médit sur ces suppositions. Les suppositions sont des créations de nos pensées. Bref. Pour illustrer mon propos, je dirais que l’image que l’autre se fait de toi n’est pas toi…

Anecdotes.

J’avais prévenu mes collègues que je ne m’attarderai guère lors du pot (comme à mon habitude) et que seul le fait d’honorer l’invitation de la future retraitée m’importait.

L’heure d’arroser son départ arrivait. Les bruits des talons se faisaient entendre. Mon bureau donnant sur des escaliers largement empruntés, je ne pouvais prétexter ne pas avoir entendu le brouhaha qui annonçait les festivités.

«Bon Sana, active, arrête de te faire désirer..» me lança alors Judith.

Comment lui expliquer alors que j’étais à mille lieux de jouer un rôle ? Sommes nous donc forcés d’apprécier ce genre de mascarade orchestrée par des collègues , pour passer un hypocrite moment teinté de médisance avec celles et ceux qui ne peuvent se voir en peinture, mais qui nonobstant cela estiment ce rituel social comme un passage obligé de la vie professionnelle ?

«En plus, tu as participé au cadeau. Ce serait dommage que tu ne sois pas là.»  ajouta t’elle.

Pouvais je lui dire que j’étais seulement altruiste, généreuse, et bien élevée ? Et que je n’attendais rien en retour.

Je participe toujours quelles que soient les circonstances car j’estime appartenir à un collectif. Mon côté altruiste sans doute. Mon éducation.Ainsi, ais je versé des larmes en suivant le corbillard lorsque nous avons perdu une collègue il y a quatre ans; Ainsi ais je sauté de joie lorsqu’une autre m’a annoncée la naissance de sa petite.

Nous étions ainsi réunies pour fêter le départ d’une collègue de la direction. J’ai toujours cette fameuse manie de me mettre toujours au fond. Héritage de l’école sans doute : «les petits devant, les grands derrière!». Mais aussi, de cette façon, je peux facilement quitter la meute sans attiser trop de curiosité.

J’ai une technique bien à moi. Ce schéma peut se reproduire à l’infini. J’écoute très attentivement le discours, j’applaudis, je souris, je discute même brièvement avec les uns et les autres. Une fois que le buffet est ouvert, j’ai toujours une collègue qui connaissant mon côté introverti me propose gentiment d’aller me chercher de quoi grignoter. N’étant pas une pique assiette pour un sou, j’acquiesce poliment. Je souris. Je picore.

Les bouches se délient. Les bouches dégustent.

C’est le meilleur moment pour abréger la gageure.

C’est alors que les regards interrogatifs entrent en jeu.

J’ai un don pour décrypter les pensées. A ce moment, ils doivent se dire «mais pourquoi est-elle si intrigante » ? (tu as peut être connu la pub orangina pour ne pas la citer «mais pourquoi est il si méchant?? Parce queeeeeee»).

C’est ainsi que lorsque je prenais congés d’un pot la première, leurs regards en disaient long sur leur manière de me percevoir.

Si je pouvais lire dans leurs pensées, probablement que j’entendrai leur questionnement : comment peut elle être ce brillant mélange d’apparence et de profondeur? Ou leur affirmation plus qu’erronée : ne sommes nous pas assez bien pour qu’elle daigne nous accorder un peu de son temps? 

Le procès du snobisme donc. Des anecdotes, je pourrais t’en conter des tonnes. Du temps où je fréquentais la salle de sport, il y a deux ans, un jour en attendant que le coach vienne, j’avais préfèré opter pour la discrétion d’une place excentrée, je déplaçais donc mon tapis de sol vers cette dernière. J’aime ne pas être sous les feux des projecteurs.

C’est alors qu’un adhérent que je voyais régulièrement à la salle me lança d’un ton sarcastique mais rieur : « oui sana, éloignes toi, je ne suis pas de ton niveau, j’aurais été ingénieur, ou avocat, tu serais à côté. Tu es élitiste.»

Whatttttttttt??? Moi élitiste ? Il ne me connaissait pas. A part des banalités, nous n’échangions rien. Et je venais faire du sport avant tout..

En outre, s’il y a une fille sur terre qui va vers les autres, qui petite déjà s’offusqueait que les grands, petits, boutonneux, timides, soient exclus c’est bien moi!!!!!!!

Bref. Les gens ont souvent des a prioris ridiculement faux envers nous les introvertis. Les zèbrés.

Matérialiste. Deuxième procès.

Parce que forcément quand tu es jolie tu aimes les jolies choses, donc, raccourci : tu es matérialiste.

Début janvier. La mascarade habituelle. Le temps des voeux. «Sana, on te souhaite un prince riche, beau, bien sous tes rapports ?».

Un prince riche ? Diantre! Non sans façons. Cela fait une éternité que j’ai compris qu’au delà des biens matériels, il y a des choses qui ne s’achètent pas. Le respect. La confiance. Les valeurs. L’humanité. La générosité. La douceur. L’envie de cheminer. La profondeur..

En outre, indépendante et digne, je n’ai jamais accepté de recevoir quoique soit de quiconque.Ma règle numéro 1 : ne rien devoir à personne.

C’est à peine si j’accepte les cadeaux de maman et de mes sisters, tout en les rendant au centuple.Enfin presque.

La main qui donne est au dessus de celle qui reçoit. C’est ce que l’on m’a inculqué.

Même un café à la machine, j’ai toujours refusé que l’on me l’offre. Ce n’est que tout récemment que j’ai commencé à accepter (avec dans ma tête cette alerte «je lui rendrai dès que l’occasion se présente»).
Alors moi matérialiste, je ne crois pas.

Ainsi donc les paroles, actes, suppositions de l’autre ne nous concernent pas en propre. Ils sont l’expression de ses propres croyances.

A bientôt.

Sana.

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Guérir le monde

Je suis une optimiste, une rêveuse, une candide, une révoltée, une douce, une empathique, une énergique…Et lorsque l’on me demande quel est mon rêve ? Je réponds souvent que mon rêve est celui d’un monde meilleur. Un monde plus équitable. Un monde plus altruiste. Mais je vois toujours dans les regards de mes pairs, à l’écoute de ma réponse, cette pointe de dédain qui sous entend : « ouais bon, tu peux toujours rêver.. ». Lire la suite

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De soi à soi

On fait tout pour s’en défaire. Tout pour la rejeter. Tout pour la combattre.

Pourtant, elle détient les clés de notre être. Pourtant, en la côtoyant, en l’appréciant, nous nous ouvrons à nous même. Nous nous ouvrons au champ des possibles.

Elle est celle qui éclaire, celle qui ne juge pas, celle qui apaise.

Elle est l’apanage de celles et ceux qui ont compris son importance, sa force vitale.

Que sa force soit tienne.

Et n’oublie pas : si tu fais de toi-même un ami, tu ne te retrouveras jamais seul.

Belle soirée.

Sana.

Tous droits réservés.

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Le chemin importe plus que le résultat

En fait, j’en conclus que l’important n’est pas le résultat, mais le chemin.

En effet, chaque fois que le résultat, l’objectif m’obsédait, je perdais de la plénitude. Je perdais toute notion du présent, ne jurant que par ce résultat, ce futur qui m’apporterait tant. Ce futur qui me délivrerait de mon présent. Ce résultat qui m’épanouirait.

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Gratitude

Ce beau dimanche ensoleillé durant lequel j’avais pris plaisir à honorer mes amitiés, rire, marcher, me balader, lire, lâcher prise.. touchait à sa fin. Le soleil avait pris congés depuis quelques heures. Le journaliste égrenait les titres du journal télévisé. Allongée sur mon canapé anglais, je ne prêtais guère attention à l’actualité si désastreuse. La télévision faisant à ce moment là office de distraction sonore.  Lire la suite

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Ma moitié ?

Heureuse d’avoir enfin rencontré depuis quelques semaines la personne dont elle rêvait tant, elle me conta combien sa vie avait changée, combien elle était épanouie. Il avait comblé ses manques d’après elle. Elle semblait en effet le considèrer comme une entité complètementaire. Elle me le dépeignait alors comme celui qui s’imbriquait dans le puzzle de sa vie.

Je sentais au travers du combiné qu’un sourire se dessinait sur ses lèvres. Et j’étais vraiment heureuse pour elle. Elle m’assura alors que son bonheur était intrinsèquement lié au sien dorénavant. Le coeur léger, elle termina son appel par :

«Sana, il faut vraiment que je te présente ma moitié».

Je raccrochais en souriant car son dernier mot m’interpellait. En effet, je n’ai jamais adhéré au concept de «moitié» en amour.

Serions nous donc réduit à être la moitié d’un(e) autre ? Serions nous donc si incomplèt(e) au point de devoir dépendre d’une autre moitié ?

Non, je ne peux le concevoir. Je suis, en toute humilité, une personne libre, forte et indépendante. Je n’ai nul besoin d’une moitié pour exister en tant que moi-même.

Certes, à regarder l’univers, la nature, les animaux, les saisons, les atomes,etc…tout semble comme destiné à évoluer de concert avec une entité complémentaire : le soleil et la lune, le jour et la nuit, le ying et le yang, la vie et mort, le mâle et la femelle…

Pour autant, se considérer comme une moitié, c’est susciter, renvoyer un manque. Cela biaise d’entrée une relation. Le « ouais je serai heureu(x)se quand j’aurais rencontré la perle rare », ..

C’est du marchandage : c’est voir que ce que l’autre peut m’apporter vu que je suis incomplèt(e).

Or, pour que l’alchimie s’exerce et libère ses pleines potentialités, je n’ai pas besoin de le considérer comme un sauveur, un combleur de mes vides mais bel et bien comme mon égal.

En somme, cela reviendrait à dire  «je ne suis pas parfait(e) certes mais on peut essayer de construire quelque chose de plus beau, plus grand», une sorte de grande relation équilibrée, inconditionnelle et non une fallacieuse union basé sur «viens combler un vide sentimental, ou matériel».

Je suis une et non une demie.

Et 1+1 fera toujours plus que 0.5+0.5. #déformationprofessionnelle 🙂

Je veux dire par là que pour former un grand ensemble uni, mieux vaut considérer l’addition de deux belles et grandes âmes, deux grands caractères, deux parcours, deux envies…et d’ailleurs pourquoi deux? L’être humain n’est il pas cet être aux infinies potentialités, envies, émotions, rêves, aspirations?

En fait, le jour où j’ai compris que j’étais une personne et non la moitié d’une quelconque autre, le jour où j’ai compris que la seule âme qui m’est indispensable est la mienne, j’ai commencé à vibrer en complétude et non en manque. 

L’Univers a en effet cette puissance incroyable de nous envoyer les forces vibratoires qui correspondent aux nôtres. Plus tu l’agrippes en manque, plus il te renvoie les vibrations correspondantes. Hier encore, je déjeunais avec une amie qui me disait, dépitée : « j’attire toujours les mêmes..»…

A contrario, plus tu vibres en âme complète, plus tu attires les êtres similaires.

C’est ainsi que je commence doucement à attirer les opportunités, les êtres qui vibrent des mêmes ondes que les miennes.

A bientôt.
Sana

Le pouvoir de la culture

Vendredi matin. Je trainais des pieds en arrivant au boulot. J’avais eu un mal fou à m’y mettre. Au bout de trois heures, j’étais lasse (Tous aliénés). Il faisait beau en cette matinée de septembre. Il était presque onze heures. Assise au bureau, naviguant d’un tableur à l’autre,  je me suis mise à regarder par la fenêtre, puis, j’ai repris le mail que j’étais en train d’écrire, puis, j’ai de nouveau regardé par la fenêtre.

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