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La Beauté Biaise

J’ai mille et une fois eu envie d’écrire à ce sujet sans savoir par quel angle je pourrais l’aborder sans froisser, sans paraitre imbue de ma propre personne, et en évitant toute considération subjective. Et Dieu sait que j’abhorre toute forme d’arrogance, de vanité ou d’orgueil mal placé. En fait, je cherchais sûrement à me persuader que mon analyse était peut-être erronée, et qu’elle ne méritait pas un post sur mon blog. En fait, je cherchais sûrement à minorer mon constat. Mais dans le fond, je savais que j’avais en partie raison. J’ai longuement hésité. Mais, j’ai besoin de me livrer. Il me faut aujourd’hui laisser mon cri transpercer le silence quitte à ce qu’il se fasse entendre d’un bout à l’autre de l’univers.

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Cri de Munich

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Mission de vie

Les premières lueurs de l’aube andalouse transpercèrent ma chambre, et me réveillèrent. Je savourais ma joie d’être en vie, et celle d’être en vacances. Le rythme effréné de notre trio de choc parcourant les ruelles de Séville, se désaltérant des meilleurs breuvages à chaque halte, s’intéressant aux moindres vestiges de l’époque, avait semé en nous quelques graines de fatigue. Et l’agitation de notre dernière soirée andalouse avait aussi été l’occasion pour nous d’évoquer nos projets de vie. En sirotant son mojito, Pantxika s’était tourné vers moi pour me demander si j’avais trouvé ma mission de vie.

En effet, quelques mois auparavant, nous avions longuement échangé sur la perspective de trouver un projet de vie qui soit en adéquation avec notre personnalité, notre être. Les mois s’étaient écoulés et nous n’étions pas en mesure de définir ce que Pantxika appelle la « mission de vie ». Lire la suite

La Faucheuse

Arrivée à l’aéroport de Milan ce matin de novembre, en récupérant ma valise, mon cœur se serra. Je le sentis comme comprimé dans ma poitrine. Prise d’une sorte de tachycardie soudaine, j’avais comme un mauvais pressentiment. L’image de tante Monica que j’imaginais allongée sur un lit d’hôpital  me traversa l’esprit.

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1 an déjà….

Merci.

Il y a un an, jour pour jour, je lançais mon blog pour partager mes visions, mes états d’âmes, pour tenter de teinter la vie de mes lecteurs aux couleurs vives, et la mienne par la même occasion. Aux couleurs de l’humanité, de la générosité, de la tolérance, de l’amitié, du dépassement de soi. Je n’avais pas imaginé que beaucoup d’entre vous me témoigne autant de respect, de gratitude par les commentaires, les partages. Lire la suite

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Pensées matinales

Ce matin, en allant au bureau le temps ne m’a pas fait défaut. Du moins, je l’ai pris. La chaleur caniculaire de ces derniers jours écourtant mes nuits, et précipitant mes réveils ; sur le chemin du travail, ma montre m’indiquait que j’avais plus d’une demi-heure d’avance par rapport à d’habitude. Je décidai donc de prendre le temps, et de faire plusieurs haltes en chemin afin de te faire partager mes pensées. D’ailleurs, d’après les scientifiques, il semblerait que plus de 60000 pensées naissent et disparaissent dans notre cerveau chaque jour. C’est dire si nous pensons.

C’est ainsi que je m’arrêtai devant la place de la libération, celle qui jouxte le Palais de Justice. Celle que je ne vois plus à force de la voir. Je me remémorai alors le temps où je rêvais d’enfiler la robe d’avocate. Plaider en faveur des opprimés, soutenir les droits de ceux qui n’ont pas de voix, .. : je voyais en cette profession l’art de mettre à profit mon humanité. Mais, très vite, l’envers du décor m’avait découragé. Le fait de potentiellement défendre l’indéfendable m’avait totalement dissuadé d’envisager de prêter serment. Ma probité, mon intégrité ne me l’auraient pas permis. Il est bien évident cependant qu’enfiler la robe ne veut pas dire renoncer à ces principes.

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Place de la libération, Pau – Crédits photo Sana

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Le triomphe du médiocre

En fait, il y a une grande forme d’injustice dans la vie. Un amer constat. J’enfonce certes une porte ouverte, mais la réussite n’est définitivement pas l’apanage des brillants. Sans les envier (cf. Je t’envie), je trouve que celles et ceux qui réussissent ne sont pas forcément les meilleurs, ni les plus brillants, mais bel et bien ceux qui ont les coudées franches, voire le bras long, pour tirer leur épingle du jeu d’individualiste dans lequel nous sommes plongés. Stratagèmes, et médisance de bas étage, tout est exécuté dans un long mouvement réglé à la perfection pour se faire une large place sous le feu de la rampe. Lire la suite

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Je t’envie

Plus d’une fois, j’ai entendu ces deux mots : « je t’envie ».

Mais, je n’ai jamais franchement aimé les comparaisons, entre deux êtres, entre deux situations de vie, entre deux parcours, .. Car, je sais que parfois en se comparant aux autres, on a tendance à se rabaisser. Ou alors à s’estimer meilleur qu’autrui. Complexe d’infériorité, ou de supériorité. Lire la suite