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Comment résister à l’enlisement ?

Je suis assise à une terrasse de café souhaitant profiter des rayons de soleil face aux montagnes, mais les discussions de mes voisins de table vont bon train autour de la fin d’année mouvementée que nous connaissons actuellement. Ils racontent ce qu’ils ont vu à la télé, et surenchérissent, vidéos à l’appui, dans les descriptions de scènes de violence. Je crois que j’ai mal choisi mon lieu de pause. J’essaie de faire abstraction du sentiment négatif qui est train de m’envahir mais c’est peine perdue. Je repense alors au divorce consommé entre les médias et moi.

BFM, Europe 1, TF1..et les autres. Cela fait plusieurs années que j’ai banni les JT et autres de mon quotidien, et je ne peux que me féliciter de cette décision. Les mots que l’on entend, les images que l’on voit ont un impact sur nos vibrations, sur notre bien-être.

Et il faut dire qu’ouvrir un JT, ou faire une «Une» avec comme titre : « Le monde va magnifiquement bien » n’est ni réaliste, ni vendeur. D’autant, que comme disait Coluche : « On ne peut pas dire la vérité à la télé : il y a trop de monde qui regarde ».

Il n’y a qu’à prêter l’oreille pour comprendre que tous les observateurs du monde nous prédisent le pire pour 2019. De certaines vidéos YouTube jusqu’à la couverture 2019 de The Economist, tous démontrent que le monde souhaité par les élites dirigeantes va connaitre une précipitation vers le chaos général.

Il ne s’agit pas de nier les dures réalités économiques, climatiques, sociales, territoriales que connait notre monde d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas de nier la grande crise que nous traversons. Mais il est question de se préserver de l’enlisement général, de tout sentiment de haine et de frustration, de toute tentation de repli sur soi.

Même les plus grands optimistes de mon entourage me disent : « c’est foutu », « heureusement que je n’ai pas d’enfants », « ça part en vrille », « ils vont tout détruire », « il me reste à trouver une ferme à m’y réfugier », «  il parait qu’on pourra même pas retirer notre épargne », « et dire que je voulais faire le tour du monde en 2019 »..

A qui profite le crime ?

Il est vrai qu’à y regarder de près, beaucoup aimerait voir dissous les sentiments de paix, et de respect. Beaucoup ont plutôt intérêt à créer des dissensions et à pointer du doigt les coupables. Beaucoup s’attache à montrer ce qui nous différencie, plutôt ce qui nous unit. Beaucoup rêve de dislocation plutôt que d’Unité. Certains se sont jetés, corps et âmes, dans des stratégies de manipulation pour préserver pouvoirs et hégémonie. Vous n’aurez pas gain de moi. Vous n’aurez pas gain de mon optimisme.

Continuer de rêver

Je veux dire à celles et ceux qui sont dépités, de ne pas céder à la résignation. Continuez d’œuvrer en faveur de vos rêves, de vos projets. Ne renoncez surtout pas.

Soyez libres de vos jugements, sortez des sentiers battus de l’opinion publique, analysez, décortiquez et créez-vous votre propre avis.

Je veux ici dire, haut et fort, que le pouvoir de la résistance à l’enlisement est infini.

Face au machiavélisme de certains, le sursaut humanitaire sera plus fort.

Un autre dessein nous sera possible.

Préservez-vous. Préservez-vos pensées.

Je vous souhaite de résister à l’enlisement général.

Je vous souhaite de préserver votre discernement.

Je vous souhaite de continuer à croire à des lendemains ensoleillés.

Sana,

Tous droits réservés.

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Poser une intention

Peut-être qu’il faut juste à un moment donné cesser de trop penser. Et ce n’est pas même pas un « peut-être » d’ailleurs, c’est une certitude. L’action. Avancer. Foncer. Nous n’aurons pas 10 vies comme dans certains jeux vidéo. Une fois que tu as cette intuition, fut elle minime, lance toi, essaies et tu verras bien. Je préfère tester que de me torturer avec des peurs, ou des regrets. Je n’ai plus le temps (Le moment parfait). Je n’ai plus le temps car il y a urgence à vivre.

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Artiste : Tim Frager

« Tim was born in Senegal in 1979 and has been living in a small village of Bamako (Mali).
At the age of 8, he moved to Guadeloupe for 10 years where he basically grew up on a surf board, like his older brother Tom…
He began painting in 2000, when he came to France in Bordeaux. His art is really filled of his « Afro- Caribbean tribe » and the industrial world that is surrounding us.
Tim worked for Volcom as a Grafic artist for about ten years (2002-2013).
He is currently living in South West France, working as a freelancer now. Lire la suite

Gandhi vs Elon Musk

C’est fou cette propension à enfermer les gens dans des cases.

Pourquoi devoir choisir entre se contenter ou vouloir plus ?

« Oui mais tu sais Sana, c’est bien de se contenter. C’est une forme de renoncement salutaire ». What ? Et pourquoi je ne me contenterais pas de plus ? Je peux aussi savoir me contenter et espérer davantage. Et d’ailleurs, espérer davantage ne se mesure pas forcément en termes de possession.

Je connais pourtant un tas de gens qui ont réussi, sans porter préjudice à quiconque. C’est là où le bât blesse car je n’aime pas tellement ces visions binaires auxquelles tu dois adhérer, d’autant que dans l’esprit de certains, il n’y aurait que deux possibilités :

  • se contenter : pour accéder à sa véritable essence, à l’humilité, au bien-être, à la simplicité, ou
  • faire preuve d’ambition pour être une meilleure personne, inspirer des gens, avoir un meilleur standing : auquel cas c’est limite si l’on te prend pas pour un assoiffé de pouvoir, un requin, ou un matérialiste haut de gamme.

C’est comme si on te demandait de choisir entre Gandhi et Elon Musk.

Cela n’a aucun sens. Les deux peuvent être très inspirants. Leurs parcours sont riches d’enseignement.

Il existe des millions d’entrepreneurs éthiques, qui donnent de leurs temps, de leur énergie avec la plus belle des intentions. Comme il existe des tonnes d’hommes d’affaires voyous qui ne seront jamais rassasiés.

Dans la vie, rien n’est jamais noir. Rien n’est jamais blanc.

Il n’y a pas ceux qui se contentent et ceux qui veulent plus.

Il y a des hommes et des femmes qui savent faire preuve d’une immense gratitude à l’égard de tout ce qu’ils ont : une bonne santé, une famille, des amis, des possessions matérielles, des valeurs, et qui caressent le rêve de plus d’abondance pour justement servir des intérêts collectifs, des intérêts éthiques, humanitaires, et redonner des merveilles qui ont reçu.

Et puis, dans la vie, il y a des cycles, des moments. Ceux où l’on est droit de rêver d’une villa provençale, ou ceux où une cabane de forêt ferait de nous des êtres immensément heureux.

Des moments, d’une même journée parfois, où le comble de bonheur réside simplement dans la contemplation du coucher de soleil, ou dans l’acquisition d’un parfum de luxe.

Nous avons tous le droit, et même le devoir de rêver et de se fixer des objectifs élevés.

C’est juste que la plupart des gens oublient de le faire, ou ne croient plus à rien.

Je suis persuadée que ce sur quoi je concentre mes pensées devient une réalité, d’une manière ou d’une autre.

J’ai le droit d’adorer ma vie, je sais me contenter, je suis pleine de résilience, et j’ai aussi le devoir de faire en sorte qu’elle ressemble davantage à mon idéal.

Car nous sommes dotés de capacités extraordinaires, et car il n’y a aucune limite dans ce que l’on peut créer, avoir ou faire.

Je crois fondamentalement en un être divers, multi-potentiel. Ne me demandez surtout pas de choisir entre tel ou tel modèle de vie car mon inspiration, mes sensibilités sont multiples.

Je te laisse avec ces quelques jolies notes.

J’espère que tout va bien de ton côté.

A bientôt,

Sana.

Tous droits réservés.

Pourquoi aime-t-on l’interlude des vacances ?

Ce jour-là, à peine arrivée, je m’étais connecté au logiciel de congés, juste pour revoir mon planning annuel, et mes congés restants. Comme pour me rassurer. Un peu comme avec un ami de longue date qu’on n’aurait pas vu depuis un bail : « Ben, on se voit toujours samedi ? ». En vrai, en filigrane, on dit : « j’ai hâte d’y être, mais par fierté je ne te l’avoue pas ».

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« Ce que je cause » …

« Il suffit parfois de trois fois rien pour aller mieux si l’on prend conscience qu’on est à l’origine de ce que l’on provoque ».Capture blog.PNG

  1. Bernard Leblanc-Halmos, Comment sortir de son trou, L’Etre Image, 1995.

Adhères tu au fait que nous sommes entièrement responsable de nos aléas ?  Ou penses-tu qu’une part de nos destins échappe à notre responsabilité, et/ou libre-arbitre ? A moins que la « vérité » ne se situe entre les deux ?

A bientôt,

Sana,

 

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Tout et son contraire

C’est en rangeant avant de partir que je m’étais rendu compte du symbole que j’avais laissé trôner sur mon bureau. Dans l’après-midi, la chaleur étouffante malgré l’épouvantable climatisation avait orientée comme mécaniquement mes pas vers le distributeur. Machinalement. Il me fallait me désaltérer. N’étant pourtant pas une grande adepte de la célèbre boisson mondiale, je m’en saisis, cette fois sans me poser de questions. Lire la suite