Ode à l’audace

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s’habitueront. » René Char

Que chacun y trouve la signification qui lui est essentielle.

Car on lutte tous contre quelque chose. Contre soi. Contre un passé. Contre une histoire. Contre des névroses, contre des peurs, contre des jugements, contre des injustices. On lutte tous pour quelque chose :  plus de liberté, d’équilibre, de chance,  de risque, de bonheur, de témérité, et d’audace ! Parfois j’ai le sentiment d’avoir découvert ce qui pourrait être le combat de ma vie. Parfois, je n’en suis guère sûre. Par moment, je sais ce qui me fait vibrer. Parfois, le doute s’installe.

Je sais que parfois la hardiesse me fait défaut. Mais je sais aussi et surtout que mon destin dépendra de mon action.

En naviguant sur le net, je suis tombée sur cette belle phrase. Je me suis alors penché sur le destin, la biographie de cet auteur. J’ai trouvé ses mots tellement inspirants!

En effet, ses mots sont tellement profonds que chacun d’entre nous peut y trouver la signification qui lui sied.

rc

Extrait de la biographie de l’auteur issu du site :  http://www.pierdelune.com/char.htm

« René Char est né le 14 juin 1907 à L’Isle-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse. En 1929 René Char adhère au mouvement surréaliste. René Char a 22 ans, la plupart des autres poètes: Aragon, Eluard, Breton sont âgés d’environ trente ans.« J’étais un révolté et je cherchais des frères:  j’étais seul à l’Isle, sauf l’amitié de Francis Curel qui avait l’imagination nocturne. »

«  Sa profession de foi du sujet débute ainsi : … « Je touche enfin à cette liberté entrevue, combien impérieusement, sur le déclin d’une adolescence en haillons et fort peu méritoire… ». Mais ce n’est qu’un passage pendant lequel il signera quelques tracts et un recueil en commun avec Eluard et Breton en 1930, « Ralentir travaux ».

En 1934, il reprend son indépendance. Son oeuvre devient celle d’un solitaire ne souffrant aucune compromission. Elle témoigne de son insoumission devant les agressions du monde. Char est un homme d’action, le devenir du monde l’importe au plus haut. En 1937, il dédie son Placard pour un chemin des écoliers aux « enfants d’Espagne ». Démobilisé en 1940, il entre presque aussitôt dans la Résistance sous le nom de guerre d’Alexandre. Il écrit son journal, chronique de la résistance, qui sera publié sous le nom les Feuillets d’Hypnos (1946). En 1948, le danger de pollution de la nature lui inspire une pièce, le Soleil des eaux. En 1965, il mène campagne contre l’implantation de fusées nucléaires sur le plateau d’Albion.

La poésie de Char puise sans cesse dans le réel et dans la terre. Il est enraciné dans son pays natal et s’inspire abondamment de la Provence, de ses pierres, sa flore et sa faune. Mais ce côté bucolique n’est que l’apparence d’une recherche toujours plus rigoureuse de son état d’homme « Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain ».

René Char meurt d’une crise cardiaque le 19 février 1988. En mai de la même année, paraîtra un recueil posthume « L’éloge d’une soupçonnée ».

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A bientôt.

Sana.

 

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