Confessions d’une…

Le curseur ne cessait de cligner. Je me demandais ce que j’allais bien pouvoir te raconter. J’abhorre parler de moi, mais si, en le faisant, je peux contribuer à distiller des vibrations positives « all over the world » (on ne va peut-être pas s’enflammer non plus, rires), alors, je réussirais mon pari. Si en le faisant, je peux contribuer à faire de l’acceptation de ce Soi si complexe, un pas vers le bonheur de tout un chacun, ce serait plutôt une belle affaire. Si en le faisant, je contribue à alléger le fardeau de celles et ceux qui se reconnaissent en mes traits complexes, je serais enchantée.

Tout cela risque de te sembler bien décousu. Nonobstant ce fait, je préfère de l’authentique décousure à la fioriture savamment huilée dans le seul espoir de rameuter du lectorat. En ce début février, l’année débute plutôt bien pour ma part, je me satisfais de plus en plus de la richesse de mon quotidien, des dualités de mes envies, du caractère non linéaire de mon fonctionnement cérébral, et de mon hypersensibilité. Je tais parfois mon mental, et ma grande et extrême lucidité car je sais qu’ils entrainent parfois beaucoup de doutes en moi. Quant à mon empathie naturelle, je dois composer avec certains de ses travers, mais j’ai l’impression que tout se régule, de la façon la plus douce, la plus fluide. Et, comme souvent, les petits quelques choses de la vie me mettent en extase : les délicats flocons de neige, le sourire d’inconnus dans la rue, le contact des mains sur un bel arbre, les sensations que me laissent une représentation d’art, ou une mélodie..

J’ai tout ce dont j’ai besoin

En fait, je crois que la magie (l’âme agit) opère lorsque tu commences à te fier à toi-même, à ton instinct, à ton jugement. Même celles et ceux qui te sont proches, qui espèrent pour toi le meilleur, qui rêvent d’une chose te voir épanoui(e), peuvent, sans le pouvoir, inhiber ton processus d’ascension.

Je crois aussi que la magie opère lorsque tu changes ta façon de voir les choses, et que tu te rends compte que tu as déjà tout ce qu’il faut, EN TOI. Tout ce dont j’ai besoin est déjà en moi. Tout l’enjeu est d’apprendre à se connaître davantage, à nous asseoir avec nous-même et à nous comprendre. Tout ce dont j’ai besoin, ma force, mon courage, ma compassion, tout existe à l’intérieur. J’ai un immense choix, je n’ai qu’à prendre ce dont j’ai besoin et le faire ressortir dans le monde. Dans mes interactions avec autrui, ou avec moi-même.

Nous avons les outils, les compétences, les talents, et la motivation. A un moment donné, il faut juste croire en soi et faire son maximum pour arriver là où on veut être. Oui, à un moment donné, il faut trouver ses passions et agir. Oser. Se lancer. Et mettre ses araignées aux placards.

Je lutte pour mettre mes araignées aux placards

Ces fameuses araignées que je hais. Celles qui sont issues de notre conditionnement. Tu sais, ces idées limitantes que tu as fini par adopter, endosser tellement tu y as prêté une oreille attentive. Ce peut être des auto-conditionnements aussi, car certains viennent de nous-même. Et quand tu retrouves la magie du non-conditionnement, tu retrouves ton innocence d’enfant. Dorénavant, à chaque fois que je veux entreprendre un nouveau projet, j’essaie d’aspirer les toiles d’araignées de mon esprit et réfléchir sans idée préconçue. Même si ce n’est pas simple car on décide souvent en fonction de ce que nous sommes, de ce que nous avons appris. Mais je suis convaincue qu’en se débarrassant de nos vieilles croyances, on a plus de chances de s’attirer le meilleur. Et, en règle générale, « les gens ne voient que ce qu’ils sont préparés à voir » écrivait Ralph Waldo Emerson.

Je vois des synchronicités partout

Je suis, de plus en plus attentive aux petits signes, aux coïncidences, aux synchronicités. Et j’ai remarqué que plus j’y étais attentive, et plus, j’en constatais.

Ces-derniers mois, je n’arrête pas de croiser un « vagabond », trentenaire, aux cheveux bruns, au regard vert perçant. Il porte un anneau à l’oreille, et est souvent accompagné d’un très beau chien. La dernière fois, je l’ai encore croisé. Cette-fois-là, je me suis dit «  il va te parler », et il m’a dit, au même moment, « bonjour, bonne année !  ». J’ai souri de mon plus large sourire. Et là, il m’a répondit « wouah, merci beaucoup pour votre sourire ». Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’il a quelque chose à raconter, je n’ose pas, mais j’aimerais échanger avec lui sur sa vie, comment il s’est retrouvé à traîner de banc en banc. Je ne veux pas tomber dans le syndrome de Wendy, et me poser en sauveur de l’humanité, mais j’ai l’impression qu’il a juste besoin qu’on le considère. Bref. La prochaine fois que je l’aperçois, je tente une approche. Juste pour discuter (« t’inquiètes » lol). (Au diable, le « tu ne parleras pas aux inconnus !).

Dans la même veine, hier soir, de délicats flocons de neige étaient en train de tomber. J’étais tellement heureuse de constater que la neige était peut-être en train de signer son grand retour que j’en sautillais. Sur le chemin, j’ai croisé beaucoup de gens désabusés qui portaient sur eux le masque de la fatigue, de l’indifférence. Mes pensées étaient extraordinairement positives. Quelques mètres plus tard, j’ai aperçu sur le trottoir d’en face, une vieille dame, à l’allure chic. Elle portait un bonnet orange, un long manteau de fourrure, et promenait son chien. J’ai traversé, et sans même réfléchir, je lui ai dit : «  vous avez l’air d’aimer la neige comme moi ! ». Elle s’est mis à sourire et m’a répondu sur un ton très enjoué, en me touchant l’avant-bras : «  ne m’en parlez pas, je suis comme une enfant ».

Il y a quelques semaines j’étais en formation dans une autre ville, en sortant je me suis rendu dans quelques boutiques, période de soldes oblige. Dans l’une d’entre elles, mon regard s’est arrêté sur un très joli haut dont j’ai estimé qu’il siérait à merveille à ma mère. Quel fut mon étonnement de constater à mon retour que ma mère avait non seulement acheté le même haut, mais également au même moment ! Nos tickets de caisse en attestaient. Je ne te conte pas la fois où, à l’occasion d’un anniversaire, nous avions ma sœur et moi, sans se concerter, opté pour le même cadeau !

Je ne te parle pas des fois où je pense fort à quelqu’un, et qu’il se manifeste dans l’heure qui suit.

Tout cela me fait dire que si tout a une résonance dans l’univers, si nous sommes tous Energie, si nous faisons tous Qu’Un, alors, je n’ai plus qu’à penser à ce que je veux (et non à ce que je ne veux plus), et d’une manière ou d’une autre, je l’attirerais à moi.

Voilà. « Confession d’une.. », oui, car j’ai du mal à me caractériser en un seul mot. Je suis tellement pleine de nuances ( un peu comme ce zèbre).  De toute façon, je sais que tout cela est un long cheminement. Et l’homme n’en a jamais fini avec son humanité. Tu n’as donc pas fini de me lire. Enfin, je crois.

Sana,

Tous droits réservés.

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13 réflexions sur “Confessions d’une…

  1. Mister Philou

    sur qui on est réellement….

    Bref, ce petit mot pour dire que certes il faut « intellectualiser » notre vie pour avancer; et en même temps prendre le temps de se recueillir, de « rentrer en soi » pour ressentir qui on est réellement…. Et notre nature profonde (que nous aurons réveillée par la médiation/prière) nous guidera « naturellement » vers ce qui est bon pour nous…

    Bises dimanche

    Mister Philou

    Aimé par 1 personne

  2. Ah… « Nonobstant ce fait, je préfère de l’authentique décousure à la fioriture savamment huilée dans le seul espoir de rameuter du lectorat. » OUI ! Et c’est si bien dit ! J’adore « décousure » ;).
    Et que dire de « caractère non linéaire de mon fonctionnement cérébral » ? Magnifique ! Je suis pareille.
    J’adore te lire ! Et puis j’adore aussi les synchronicités ! Les tiennes sont bien jolies.

    Aimé par 1 personne

  3. Bonjour ou bonsoir SANA
    Je passe avec un cocktail d’amitié
    Pour que l’on puisse trinquer ensemble

    Avec un velouté de bonne santé
    Que l’on puisse le partager
    Ainsi qu’une poêlée de gentillesse
    Avec beaucoup de tendresse
    Pourquoi pas pour accompagnement
    Un plateau de douceur en chocolat

    Pour adoucir ta soirée ou ta journée

    Belle journée ou fin de journée

    Bisous Bernard

    Aimé par 1 personne

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