Le pouvoir de la culture

Vendredi matin. Je trainais des pieds en arrivant au boulot. J’avais eu un mal fou à m’y mettre. Au bout de trois heures, j’étais lasse (Tous aliénés). Il faisait beau en cette matinée de septembre. Il était presque onze heures. Assise au bureau, naviguant d’un tableur à l’autre,  je me suis mise à regarder par la fenêtre, puis, j’ai repris le mail que j’étais en train d’écrire, puis, j’ai de nouveau regardé par la fenêtre.

Et en un éclair, j’ai décidé du programme de mon après-midi. Mon cerveau est décidément un vrai bolide. Mes connexions neuronales sont souvent ultrarapides. Je ne travaillerai pas l’après-midi . Je poserai un congé. J’avais en mémoire ma rencontre d’auteur de la veille au soir (Léonor De Recondo). Les gens qui aiment l’écriture, la lecture ont un énorme point commun. Un truc vraiment spécial. J’adore ces moments où on peut échanger avec l’auteur, avec les lecteurs. La communion. Bref.

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Comment voulais-tu que je me concentre sur mes tâches à des années lumières du merveilleux monde des lettres, de l’art, de la passion ? Je n’avais pas d’obligations professionnelles impondérables l’après-midi. En deux secondes, je me suis fait le plan.

J’ai sorti un post-it « créa » (Les créa-rationnels) :

  • Voir le film « Petit Paysan »,

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  • me dégoter les programmes des JEP,
  • et rejoindre la conférence de Jean Pierre Rivet sur les pierres venues du Ciel (astéroïdes, météorites) en fin d’après-midi.

Et là, comment te dire ? Un sentiment d’intense revigoration m’envahit. Je revivais. Je voyais l’heure tourner, et je te prie de croire que mon efficacité, ma productivité signèrent leur grand retour. La lumière de la passion. Le soleil après la pluie. Le printemps après la rigueur de l’hiver. La fraicheur de la brise après la canicule. J’ai d’ailleurs souvent ce besoin viscéral de me reconnecter à ces petits moments (Mes 10 remèdes à l’ennui).

Comme j’ai d’ailleurs souvent ce sentiment étrange de décalage, de différence avec la société. Plutôt symptomatique des zèbres..(Nous les introvertis).

En fait, quand je me reconnecte à ce que j’aime, je ravive mon éclat. Je suis comme cette petite fille à qui l’on demande de se tenir droite, et silencieuse durant un temps solennel, et qui recouvre son âme, sa joie de sauter à la corde, de rire à gorge déployée, une fois sonnée la fin de ce que j’appelle la restriction. Je suis cette fleur qui, faute de clarté, de lumière, de soleil, d’eau, se flétrit..

A très vite,

Sana.

Tous droits réservés.

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6 réflexions sur “Le pouvoir de la culture

  1. J’aime toujours autant te lire Sana ! oui c’est nécessaire de maintenir cette petite flamme qui parfois vacille mais qui au final résiste malgré tous les écueils de la vie. La culture, c’est l’ouverture au monde et en même temps cela nourrit l’intériorité. J’ai besoin de cela moi aussi comme on a besoin d’oxygène et d’eau. Passe un excellent weekend Sana ! Bises de Bretagne 🙂 🙂

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  2. Bonne idée que de laisser le bureau en plan pour aller voir « Petit paysan » : une autre réalité, l’amour humain/animaux, un combat perdu d’avance au nom de l’industrialisation…

    Savoir prendre des pauses : le travail devrait le permettre un peu plus souvent (mais qui s’en soucie ?) !

    Aimé par 1 personne

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