Ecriture : ma première nouvelle

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je tenais à vous faire part de ma toute première nouvelle. Rédigée cet été, je prends plaisir à vous la communiquer. Bonne lecture.

« Jóndóra a quitté Reykjavik après l’été, et avait décidé de mettre une croix sur son passé. Elle n’avait guère envie de regarder dans le rétroviseur. Son job d’été dans la campagne allemande, non loin de Leipzig, se résumait à entretenir les écuries d’un riche héritier berlinois : Hans WALMART. Il lui avait demandé dès son arrivée ce qu’elle venait faire en Allemagne. Jóndóra avait prétexté un séjour à visée linguistique. Parée de son jean, munie de ses tennis en toile d’une célèbre marque américaine, son sac à dos sur les épaules, Jóndóra coiffait sa longue chevelure ébène d’un haut chignon de danseuse étoile. Son grand regard vert émeraude désarçonnait ses interlocuteurs. Sa taille de mannequin rendait jalouses ses copines, et lui valait de nombreuses remarques de la gente masculine. Jóndóra avait un seul objectif en tête : celui de réunir une somme suffisante pour se rendre à Séville amorcer ce qu’elle appelait « l’automne du renouveau ».

reyja.jpg
Reykjavik

S’éloigner de la ville la plus septentrionale du monde revêtait un caractère viscéral. En effet, passionnée de psychologie, elle avait dû renoncer à terminer ses études lorsque Lucas son petit ami de l’époque lui avait forcé la main pour qu’elle l’épaule dans son garage associatif à Reykjavik. Epris d’une italienne, il avait pris la poudre d’escampette un matin d’été pour la rejoindre à Naples. Jóndóra n’avait guère vu venir la trahison. Abasourdie par cet épisode, de même que par le divorce de ses parents, Jóndóra, du haut de ses 20 ans, avait gagné en maturité en quelques mois. Le mois de septembre arrivant à grands pas, Jon dora se mit à faire le point sur ses économies. Malheureusement le compte n’y était pas. Exténuée par sa journée, déçue de devoir prolonger son séjour allemand, Jóndóra se dirigea vers le studio que lui louait monsieur Walmart. Elle alluma la télévision en guise de fond sonore. Elle se fit couler un bain dans lequel elle glissa des fleurs de lavande cueillies durant la journée. Son ipad en main, elle glissa ses écouteurs dans ses oreilles et se mit à chanter à tue-tête lorsque Hans vint troubler ce moment de quiétude. En effet, il fit irruption dans la salle de bain prétextant que Jóndóra avait oublié de nettoyer trois box. Il possédait cette fâcheuse habitude d’interrompre ses rares moments de pause. Cette dernière finit par sursauter lorsqu’elle remarqua sa présence. Hans se confondit en excuses et se retourna le temps que la jeune femme se rhabille : « Jóndóra, j’aimerais que vous terminiez votre travail ce soir car demain, nous avons une vingtaine de visiteurs », dit-il avec une pointe de mépris dans la voix. Jóndóra fit mine d’acquiescer. Elle se dirigea vers le débarras où étaient entreposé son matériel, Hans la suivit de prés. Elle se retourna vers lui et se mit à lui demander en hurlant : « N’en avez-vous pas marre d’épier le moindre de mes faits et gestes ? ». Hans tourna les talons, ne prêtant aucune attention aux reproches de la jeune femme.

En entendant les cris, les deux chiens, des bergers allemands, assoupis sur le seuil de la porte se mirent à aboyer. Hans se dirigea vers eux pour les caresser. Jóndóra lui jeta un regard noir. Arrivée à l’écurie, elle défit trois bottes de foin pour en faire son lit. Elle s’enferma, puis s’endormit. La lueur de l’aube transperçant le bas de la porte la réveilla. Elle s’étira. Hans était sur le seuil de la porte. Pour la première fois en trois semaines, il lui apporta son petit déjeuner, s’excusant de son comportement de la veille. Ils s’assirent en tailleur sur le sol humide. Mettant ainsi de côté ses habitudes de bourgeois, Hans finit par admettre que Jóndóra lui rappelait sa femme. Il se mit à lui conter sa vie. En dépit du faste de sa vie d’héritier, Hans était un homme profondément malheureux et meurtri par la disparition de sa femme Andrea. Elle s’était suicidée un an auparavant.

Hans s’était torturé l’esprit à essayer de comprendre son geste, en vain. Jóndóra discrète jusqu’alors tenta de réconforter son employeur.

Puis, elle se leva et improvisa une valse dans l’écurie. Hans bien que gêné, la rejoignit. Le petit déjeuner prit ainsi une agréable tournure. Voyant l’heure tourner, Jóndóra se remit au travail, tandis qu’Hans alla récupérer le groupe des visiteurs. Le reste de la matinée fut tout aussi agréable.

Hans accueillit les visiteurs puis proposa à Jóndóra une balade à cheval. Ils déjeunèrent ensemble. Le soir venu, Hans semblait s’être racheté une conduite auprès de la belle islandaise. Le séjour de cette dernière touchait d’ailleurs à sa fin, et l’héritier tenta de la convaincre de rester à la ferme. C’était sans compter le caractère têtu de la jeune islandaise. Elle avait certes besoin d’argent pour mener à bien son projet mais elle se sentait enfermée dans cette ferme. Le rythme était très soutenu : il lui fallait se lever aux aurores, nettoyer, sortir les bêtes. Jóndóra avait envie de voir autre chose. Et le caractère exécrable d’Hans la faisait fuir en dépit du fait qu’ils s’étaient réconciliés. Les jours suivants furent consacrés aux travaux qu’avait entrepris Hans pour agrandir l’habitation principale.

La dernière journée de Jóndóra à la ferme fut marquée par la chute d’Hans. En effet, il glissa de l’échelle par un bel après-midi, et fut transporté à l’hôpital. Jóndóra l’accompagna, et en informa les parents d’Hans. Les médecins lui firent passer des examens qui ne révélèrent rien d’anormal, hormis une entorse, et un hématome. Toutefois, il devait rester sous observation. Ce qui plongea Jóndóra dans un grand doute. Son départ allait-il être remis en question compte-tenu des circonstances ? Allongé, Hans, l’air absent, regardait par la fenêtre lorsque Jóndóra interrompit sa rêverie : « Hans, je peux rester une semaine supplémentaire si vous le souhaitez. Vos parents sont à Berlin, mais ils arrivent dès demain d’après ce que m’a dit votre père au téléphone », dit-elle.

Hans la fixa du regard cette fois puis lui répondit :

« Si vous le souhaitez, vous pouvez vous en aller. Helena la comptable vous donnera votre solde de tout compte. Je vous remercie pour votre investissement de ces dernières semaines.»

L’infirmière entra dans la chambre pour apporter les antidouleurs à Hans. Jóndóra finit par repousser son départ au lendemain. De retour à la ferme, Hans était bel et bien dans l’incapacité de se mouvoir sans ses béquilles. Jóndóra lui fut d’une grande aide. Les époux Walmart arrivèrent le lendemain matin. Leur allure des plus distinguées leur conférait une autorité presque naturelle.

Jóndóra quitta la ferme le soir même. Hans la remercia pour ses loyaux services. Les parents de Hans la déposèrent à l’aéroport. Son téléphone se mit à vibrer dans sa poche. Lucas. Depuis leur séparation, il avait à maintes reprises essayé de la recontacter. Elle refusa son appel. L’aéroport grouillait de monde en ce 1er septembre. Jóndóra pris une grande inspiration et s’y engouffra. Sa valise sur le tapis roulant, Jóndóra analysa le film de sa vie, de son enfance dorée à Reykjavik jusqu’à son job chez les Walmart. Allait-elle réussir à se reconstruire loin des siens ? Avait-elle juste besoin de s’éloigner durant quelques mois ?

Une pluie de questions fit irruption dans son esprit lorsqu’elle entendit deux touristes italiens rire aux éclats. Elle leva les yeux vers le panneau annonçant les départs et se dépêcha de regagner son vol. Elle voyagea aux côtés d’un jeune blogueur français spécialisé dans le fitness, et la photographie. Sylvain de son prénom. Il ressemblait à ces sportifs très musclés, tatoués sur les bras. Teint hâlé, chemise blanche impeccablement repassée et cintrée, sourire hollywoodien, montre et parfum de créateur. L’attirail d’une personne attentive à son apparence. Malgré cela, Sylvain était conscient de ce qu’il dégageait. Ils échangèrent d’ailleurs autour du culte du corps, et de la tyrannie de la beauté. Jóndóra avait un regard très lucide sur ces questions. Elle s’était rendue compte que son physique la desservait. Il biaisait ses rapports aux autres. Dans les relations sociales, elle était vue comme une jeune femme hautaine. S’agissant de l’amitié, il n’était pas rare qu’elle soit jalousée. En amour, on lui prêtait des intentions matérialistes, et peu louables.

Sylvain fréquentait les salles de sport du continent européen, et profitait de ses escapades pour prendre des clichés et les partager sur les réseaux sociaux. Il devait d’ailleurs se rendre à Madrid interviewer les propriétaires d’une salle de sport au concept innovant alliant sport et photographie.

L’hôtesse de l’air interrompit leur conversation pour leur proposer un déjeuner. Leur conversation dévia alors sur les cantines de leur enfance, puis sur la gastronomie islandaise, et française. Les heures défilèrent. Les passagers commençaient à s’impatienter. La capitale espagnole était à quelques minutes à présent. Sylvain en profita pour glisser sa carte de visite à Jóndóra.

A l’aéroport madrilène Jóndóra se renseigna sur les liaisons vers Séville. Des grèves dans les transports avaient lieu dans tout le pays. Aucun départ vers Séville n’était assuré le jour-même. Elle se résigna donc à prendre une chambre au coeur de la capitale. A peine sa valise posée, elle prit une douche puis décida d’arpenter les rues de la capitale armée de son appareil photo. Ne maitrisant pas la langue, elle communiquait avec les signes, son sourire et à l’aide d’une application mobile de traduction. Son téléphone se mit à sonner. Sa mère essayait de la contacter. Jóndóra fut expéditive. Elle n’avait pas accepté que ses parents divorcent. Le temps allait faire son oeuvre. Jóndóra s’arrêta boire un verre dans un bar à tapas. Les touristes étaient encore nombreux en ces premiers jours de septembre.

Elle sympathisa avec un groupe de quatre anglaises qui évoquaient leur visite de l’Andalousie. Elle leur fit part de son projet à Séville. Parmi elles, Kate, une jeune londonienne souhaitait elle aussi s’installer dans cette ville. Elles décidèrent de poursuivre la visite de Madrid ensemble. La soirée fut arrosée. Elles prirent un bus en direction de Séville dès le lendemain matin. Exténuées de leur soirée festive, elles profitèrent des cinq heures du trajet qui séparait Madrid de la capitale de la communauté autonome. Séville compte de nombreux joyaux architecturaux, comme la Giralda ou l’Alcàzar. Et elle a su le plus intelligemment concilier son histoire et l’appel de la modernité. Kate et Jóndóra avaient hâte d’y arriver. D’ailleurs, elles se réveillèrent les premières. Le bus s’arrêta au coeur du quartier Santa Cruz, avec ses ruelles pavées et ses patios généreusement fleuris. Et s’il y avait une chose qui avait attiré Jóndóra dans les filets de ce pays : c’était la bonne humeur d’une Andalousie qui n’aime rien tant que la fête et les rencontres, surtout si les notes d’une guitare se font entendre. Malgré la fatigue, Kate et Jóndóra se dépêchèrent de déposer leurs affaires dans la maison qu’avaient louée les anglaises. Elles postèrent quelques clichés sur les réseaux sociaux. Elles découvrirent les nombreux monuments le long du Guadalquivir, arpentèrent les ruelles pavées bordées de bâtisses colorées, et s’enfoncèrent dans les jardins luxuriants qui parsèment la ville. Le soir venu, elles improvisèrent un buffet auquel les voisins furent conviés. Parmi eux, un groupe de jeunes touristes français avec qui les filles sympathisèrent. Kate, Jóndóra, Helen, Stella et Pippa ouvrèrent le bal, les garçons leur emboitèrent le pas, désinhibés par les cocktails d’alcool, et la musique andalouse, puis latine. La soirée se prolongea jusqu’à ce que les lueurs de l’aube transpercent le salon.

tour-p-destre-priv-des-monuments-de-s-ville-in-seville-136816.jpg
Séville

Tout le monde se coucha, à l’excepté de Jóndóra. Elle surfa sur internet pour se renseigner sur les formations universitaires en psychologie. En parallèle, elle commença à réfléchir au design du blog qu’elle envisageait de créer. En effet, elle souhaitait partager ses passions au plus grand nombre. Un appel de son papa vint interrompre ses pensées : « Jóndóra, comment vas-tu ? Où es-tu ? » l’interrogea-t-il, d’un ton inquiet. « Je vais très bien Papa, et je suis à Séville. J’ai quitté Reykjavik », lui répondit-elle sur un ton calme. Un blanc s’installa dans la conversation. Son père tenta de la convaincre de rentrer en Islande, lui proposant même de lui payer l’intégralité des frais liés à sa scolarité, et lui offrir un studio dans le centre de Reykjavik. A l’écoute de ses arguments, elle écourta l’appel, et promit à son père qu’elle lui donnerait de ses nouvelles régulièrement. Allait-elle revenir sur sa décision ? Elle défit son sac de couchage et l’installa au sein du patio, zone la plus fraiche de la maison car la température matinale avoisinait déjà les 30°C. Deux heures plus tard, elle fut réveillée par Kate et les filles pour poursuivre leur découverte de Séville. Kate, la jeune londonienne au look très ressemblant à celui de la princesse Middleton, convainc Jóndóra de se rendre au Département psychologie de la faculté de Séville. Elles y prirent deux dossiers d’inscription. La rentrée n’avait lieu qu’à la mi-septembre ce qui leur laissait une petite quinzaine de jours de vacances. Au-delà de leur passion commune pour la psychologie, elles se rendirent compte qu’elles avaient d’autres points communs. Les parents de Kate, de célèbres négociants en or à Londres s’étaient séparés il y a quelques mois. De même, Kate avait rompu avec son petit ami Tom quelques semaines auparavant. Et son dernier job avait été une catastrophe. Kate avait travaillée durant l’été comme serveuse dans un bar de Brighton, pour une misère. Toutes deux souhaitaient un renouveau dans leur vie. Jóndóra avait cependant besoin de s’assurer que Kate était aussi déterminée qu’elle.

« Kate, que feras-tu dans cinq ans ? Es-tu sûre de vouloir t’installer ici ? », l’interrogea Jóndóra sur le parvis du campus.

« Dans cinq ans, nous serons dans notre cabinet à Séville. Nous proposerons une large palette de spécialités à nos clients : de la psychologie traditionnelle à l’hypnose. Et nous pourrions même organiser des sessions de yoga ! », répondit Kate très enjouée.

Elles s’arrêtèrent à un salon de thé pour poursuivre leur discussion. Cette-dernière fut rapidement interrompue par une conversation téléphonique de Kate. Jóndóra sortit alors son téléphone comme pour chasser l’ennui. Réflexe classique. Puis jeta un oeil dans son sac à main, et en retira la carte de visite de Sylvain, le jeune « blogueur » rencontré dans l’avion. Elle fit tourner la carte sur la table, dans un long mouvement circulaire hésitant à composer son numéro. Elle jeta un oeil à Kate qui semblait agacée par sa conversation. Elle composa le numéro de Sylvain puis l’effaça. Puis elle le recomposa et lui envoya un message pour prendre de ses nouvelles. Kate venait de raccrocher.

L’air préoccupé, cette-dernière semblait agacée par ailleurs. Jóndóra creva l‘abcès, en interrogeant la jeune anglaise :

« Kate, est-ce que tout va bien ? ».

« Mes parents veulent que je rentre à Londres. La meilleure amie de ma mère me propose d’intégrer l’Université d’Oxford. Et je peux avoir une belle location à cinq minutes du campus. Je suis partagée. Je ne suis pas sûre de pouvoir m’intégrer ici. J’ai peur de ne pas y arriver », répondit Kate. Jóndóra tenta de la rassurer sur les perspectives andalouses, en vain. Le groupe des anglaises arrosa alors leur retour de l‘autre côté de la Manche. Jóndóra resta quelques jours dans la maison de location. Elle allait incessamment sous peu s‘installer dans un logement étudiant au coeur de Séville. Le matin de son départ, après avoir copieusement déjeuné sur la terrasse, Jóndóra profita du beau temps pour se dorer au soleil, allongée sur le transat. Elle avait besoin d’un signe du destin. Elle se mit à penser à Sylvain. Puis elle réfléchît à son plan d’actions pour financer ses études à Séville. Elle décida de s’inscrire sur un site internet d’entraide entre sévillans. Ayant plus de 10 ans de pratique de piano, elle pouvait aisément prodiguer des cours. Elle nota ses idées de job sur son bloc-notes puis contacta son père pour lui donner de ses nouvelles. Puis sa mère. Ils furent étonnés de sa détermination.

Jóndóra s’apprêtait à quitter la maison lorsque l’on frappa à la porte. Etait-ce Kate qui avait rebroussé chemin ? Son sac sur le dos, elle tira sa valise, et s’avança d’un pas assuré vers la porte d’entrée. Cette dernière s’ouvrit sur un bel homme, paré d’une chemise bleu, et d’un pantalon en toile, immaculé. Il tenait un bouquet de 20 roses rouges. Jóndóra reconnût immédiatement le regard bleu azur de Sylvain. Il lui sourît, puis s’avança vers elle. Ils lâchèrent simultanément l’anse de leur valise. Puis, Jóndóra mit fin à cette interminable minute en proposant à Sylvain d’entrer. Elle le serra dans ses bras.

Et cette belle étreinte scella le début de leur relation. »

Tous droits réservés.

Sana.

Publicités

23 réflexions sur “Ecriture : ma première nouvelle

    1. Merci ma Val…J’avais écris quelques lignes il y a plusieurs mois mais je n’arrive pas à m’y mettre sérieusement..Alors mon rêve de roman : je crains de devoir y renoncer… 😦

      J'aime

  1. Très agréable à lire ma chère Sana ! J’avais déjà lu une de tes histoires il me semble…
    Celle-ci est très bien décrite.
    Il y a un peu de toi dans cette jeune femme volontaire…
    Y a t-il une suite ?
    Ta plume est très fluide…
    Merci pour ce partage très prometteur…
    Bisous Sana

    Aimé par 2 people

      1. Une écriture fluide…
        Tes descriptions sont bien détaillées…. C’est comme si on se retrouvait en chaque lieu…
        J’aime ton style… il est bien clair…on se laisse entraîner dans ton histoire…
        J’aime déjà ton héroïne… elle a du caractère…. Elle te ressemble…
        Bises ma chère Sana 😚😚😚 et continue : tu as du talent en écriture…

        Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Sana,

    Comme dit Cecile, on retrouve tes thèmes de prédilection à travers cette courte histoire très bien écrite. Tu sembles d’ailleurs avoir déjà visité ces endroits parce que la description des lieux est précise et bien imagée. Ton style est juste. Il garde l’attention sur l’histoire que tu racontes. Une nouvelle est toujours assez courte et ne donne pas nécessairement la possibilité d’explorer davantage les personnages, alors qu’on peut le faire plus librement dans un roman. Pourquoi, par exemple, est-ce viscéral pour Jondora de vouloir quitter la ville la plus septentrionale? Est-ce une fuite, l’appel des grandes villes ou un peu les deux? Si c’est une fuite, qu’est-ce qui la pousse à vouloir fuir ainsi? La question du divorce de ses parents la préoccupe également beaucoup. Pourquoi? Se sent-elle trahie, trompée? Elle semble en vouloir davantage à sa mère qu’à son père. Est-ce que le divorce origine de sa mère? peut-être le pense-t-elle seulement? Qu’est-il arrivé au garage associatif? Pourquoi est-ce que Hans a-t-il du mépris dans la voix lorsqu’il s’adresse à Jondora si elle lui rappelle sa femme. La scène de la valse dans l’écurie semble un peu surréelle alors qu’Hans vient de lui annoncer que sa femme s’est suicidée. Je pense qu’au-delà de l’histoire, ce qui fait l’intérêt d’un roman ou d’une nouvelle, ce sont les émotions qu’ils font ressentir aux lecteurs et lectrices. Tu as la plume facile et quand tu la laisses aller librement, les mots s’alignent parfaitement. Félicitation pour cette première nouvelle très réussie.

    Aimé par 1 personne

    1. Ohhh… je suis très très très touchée par tes mots Pier..Merci beaucoup d’avoir pris le temps de la lire, de la commenter, et d’y avoir laissé des mots tellement puissants. Tu as illuminé par ce commentaire ma journée. Merci

      J'aime

  3. L’écriture d’une nouvelle n’est pas aisée. Il faut en dire suffisamment sur les personnages pour que le lecteur se sente proche d’eux mais en même temps l’auteur doit se plier à certaines règles, notamment en ce qui concerne la longueur du texte. Savoir ce qui arrivera à l’histoire entre Jondora et Sylvain n’a pas beaucoup d’importance, c’est à chacun de nous de faire travailler son imagination. Si tu en fais une suite, ta nouvelle deviendra un roman. Ce qui est important dans ton texte, c’est le message qu’il transmet. Un beau message d’espoir. Bravo

    Aimé par 1 personne

  4. Bravo !
    J’avais vu ton article il y a quelque jours déjà mais je voulais prendre le temps de lire la nouvelle tranquillement. J’ai apprécié. C’est bien écrit et fluide. Il faut que tu continues.
    En tout cas j’achèterai ton premier livre.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s